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22 juin 2016

Retour sur l'état du numérique à Namur, Belgique

Cet article fait suite à la mission commerciale de juin 2016 en Europe.

Comprendre Namur en 48 heures

Notre passage fut bref, mais intense! Dès notre arrivée en ville, le très sympathique Frédéric Laloux de Namur-Europe-Wallonie s’est occupé de nous faire une petite visite piétonne des lieux importants de Namur, une idée appréciée pour combattre le décalage et se dégourdir les jambes.

Nous avons entre autres visité la Place de Québec et la salle de réunion Espace Ville de Québec, des signes tangibles du lien avec Québec que je ne connaissais pas vraiment pour être bien honnête. Depuis 1999, nos villes sont officiellement jumelées. Deux villes francophones fortifiées et deux villes qui peuvent s’inspirer l’une et l’autre sur différents aspects.

Échange Namur-Québec

Nous avons également chacun notre événement autour du numérique. Ici, le Web à Québec est axé sur les professionnels alors que festival du KIKK de Namur vise une clientèle un peu plus élargie, touchant également tous les aspects de la créativité et même la musique électronique. Mais on retrouve une même volonté de mélanger les genres et les domaines d’activités pour créer de nouvelles choses. C’est un point que l’on nous a souligné plusieurs fois en nous présentant le festival, cette volonté de créer des accidents entre les entreprises, les citoyens et les artistes. C’est certainement un esprit dont l’on souhaitera s’inspirer pour le WAQ.

Une forte présence de la création d’objets

En haut à droite, une horloge textuelle crée de toute pièce au Fablab du TRAKK.

J’ai été surpris de voir que Namur (ville de 110 000 habitants je vous rappelle) a un commerce d’impression 3D, le Replication Center. C’est en fait une entreprise avec pignon sur rue qui offre du service-conseil et l’accès à des dizaines de machines d’impression 3D et des scanneurs. J’aimerais bien voir ce type d’initiative à Québec!

De plus, cette entreprise semble bien cohabiter avec le Fablab du TRAKK. Le Fablab est ouvert au publique et permet aux jeunes et moins jeunes de s’initier aux techniques de création d’objets et démarrer de petits projets de prototypes. Étant soutenu par plusieurs organisations gouvernementales, c’est un bel exemple de soutien public qui permet de propulser le développement d’activités économiques à fort potentiel.

Leur programme d’initiation à la création d’objets est accessible, débutant par l’utilisation de méthodes de moulage et de réplication qui ne nécessitent pas de connaissance techniques pour progresser vers des approches plus poussées et plus automatiques avec les maker bots. Un expert est disponible en tout temps pour superviser les projets.

Une concertation de tous

Nous avons compris qu’il y a un bon lien entre les différents acteurs de la transformation numérique à Namur (citoyen, entreprise, municipalité, université, etc.). Autant le festival du KIKK que le TRAKK sont fréquemment cités en exemple de succès. On a senti une fierté et un état d’esprit de collaboration sur la vision et les projets novateurs pour la société. On nous a aussi présenté quelques nouveaux projets numériques où les citoyens sont impliqués tôt dans le processus pour valider que les besoins soient réels et les solutions adaptées. Pour en savoir plus, visitez le site du bureau des projets de ville intelligente de la région de Namur.

Des liens encore à développer

Étant à notre première délégation d’une dizaine d’entrepreneurs dans le domaine du web et du numérique à Namur, les liens sont encore à développer. Mais on a déjà senti un potentiel de collaboration et voir même de co-création. On a discuté d’un projet de regard croisé sur le numérique dans la francophonie. On imagine une première participation de repérage au KIKK en novembre 2016. En fait, à peine quelques heures après notre passage, on annonce une délégation au KIKK 2016 organisé par le MRIF.

Merci encore à tous les Belges pour leur accueil fort chaleureux. Merci à Frédéric, Sophie, Gilles, Jil (no. 2) et tout ceux et celles qui nous partagé leur passion pour la ville de Namur et le numérique.

Jean philippe doyle

Jean-Philippe Doyle